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Le Pays

Tropical, deux saisons:
Sèche, de mai à septembre;
Eté (plus chaud) de septembre à mai.

Température moyenne annuelle


Maximum: 27°
Minimum: 17°

 

Données Générales

Nom officiel : République d’Angola
Capitale : Luanda
Provinces : 18(Bengo, Benguela, Bié, Cabinda, Kuando-Kubango, Kwanza-Nort Kwanza-Sud, Cunene, Huambo, Huíla, Luanda, Lunda-Nort, Lunda-Sud, Malange, Moxico, Namibe, Uíge e Zaire), 193 municipalités et 475 communes.
Point plus élevé : Monte Môco 2.620m (Huambo)
Président : José Eduardo dos Santos
Gouvernement : Démocratie multipartite de système semi-présidentiel.
Population : 15,1 millions d’habitants
Superficie : 1.246.700Km2
Monnaie : Kwanza (Kz)
Langue officielle : Portugais
Electricité : 220 V, 60 Hz
Heure : GMT+1
Indicatif téléphonique : 244
La République d’Angola a une superficie de 1.246.700 km² et se situe sur la côte occidentale de l’Afrique australe. Elle a été la première colonie portugaise à gagner son indépendance, le 11 novembre 1975, sous le commandement d’Agostinho Neto après 14 ans de lutte. Après son Indépendance, le pays a vécu des moments difficiles de guerres qui ont duré jusqu’au premier trimestre de 2002.

L’Angola a une côte de 1650 bordée par l’océan atlantique. Ses principaux ports sont Luanda, Lobito et Namibe. Le point culminant du pays est Monte Moco (2.620 m), localisé dans la province de Huambo. Près de 60% du territoire dont des plateaux de 1.000à 2.000m avec un réseau hydrographique privilégié au niveau du continent (l’Angola a comme principales fleuves le Kwanza, le Zaire, le Cunene et le Cubango.

Le nombre d’habitants en 2004 était estimé à 15.1 millions. Les estimatives plus récentes prévoient une population de 16 millions en 2010.

La langue officielle est le portugais mais l’Angola possède plusieurs langues nationales comme le Umbundo, le Kimbundo, le kikondo. Le chokwe, le mbunda, le luvale, le gangela et le xikuanyama.
La population est principalement chrétienne et la religion catholique est la plus répandue avec une estimative de 51% de pratiquants dans l’ensemble de la population.

Histoire

Les données archéologiques sur l’occupation du territoire angolais remontent au paléolithique. Dans le désert de Namib par exemple, on a retrouvé des gravures rupestres dans les roches. Les premières 500 années de l’ère actuelle, l’Angola a été affectée directement par l’expansion du peuple bantu, qui a migré de l’Afrique Centrale. Le premier groupe appelé kikongo est arrivé au Rio Congo (ou Zaire) aux alentours du XIIIº siècle. Au fil des siècles d’autres groupes sont arrivés : les jagas, les ngangela, les nhanecas, les hereros, les ovambos, les kyokos. Le dernier groupe à s’installer en Angola, les cuangares (ou ovakwangali) est arrivé au XIXº siècle.

L’arrivée des premiers européens date de la fin du XVº siècle, en 1482, quand le navigateur portugais Diogo Cão s’est amarré à l’embouchure du rio Congo ou Zaire. Cependant, dans la capitale du règne du Congo, la ville de Mbanza Congo (qui existe encore de nos jours), au nord de l’Angola, le roi a accueilli les étrangers en amis et les a laissé les convertir au christianisme en prenant le nom d’Afonso I, créant ainsi une alliance entre les deux états.

D’autres règnes situés plus au sud dépendaient du règne du Congo : la Matamba et le Ndongo dont les souverains, les ngola ont inspiré le nom d’Angola. La résistance de ces trois règnes à la pénétration coloniale sera presque écrasée dans le deuxième partie du XVIIº siècle pendant vingt ans : Congo (1665), Ndongo (1671) et Matamba (1681). En 1700, les portugais dominaient l’Angola sur une aire de 65.000km² avec comme seul objectif de maintenir ouverte la route des esclaves, de la marchandise dominante du commerce à cette époque qui se sont exportées au Portugal, Brésil, Antilles et en Amérique Centrale.

A la fin de XVIIIº siècle, le Marquis de Pombal, le tout-puissant ministre du Roi du Portugal, a tenté d’explorer les richesses du pays. Malgré tout la tentative a échoué par faute d’aide de la métropole qui était plus intéressée par le développement du Brésil avec l’aide des esclaves angolais. L’Angola a ainsi maintenu son titre de « mine de l’esclavage ».

La Conférence de Berlin en 1885 a établi le droit public colonial ainsi que les traités entre le Portugal, la France, l’Etat Libre du Congo (belge), Grande-Bretagne et l’Allemagne qui ont définis les frontières actuelles de l’Angola. Pour les angolais, l’abolition du trafic d’esclaves en 1836, et la fin officielle de la condition d’esclaves en 1878 n’ont rien changé. L’exploitation des travailleurs angolais par le pouvoir colonial continue. Cette situation va s’aggraver avec la politique coloniale du régime de Salazar à partir des années 30 du XXº siècle

L’Indépendance

Les luttes de libération de l’Angola entre 1971 et 1974, freinées par trois mouvements de libération – MPLA, UPA/FNLA et UNITA contre le colonialisme portugais ont culminé la Proclamation de l’Indépendance à minuit le 11 novembre 1975 à Luanda par l’intermédiaire d’Agostinho Neto. Le pays a encore du faire face à 27 ans de guerre civile avant que la paix ne s’installe définitivement.
La chute de la dictature salazariste au Portugal le 25 avril 1974 impose au gouvernement portugais le besoin de résoudre la question de l’Indépendance en Angola. En janvier 1975, les « Accords d’Alvor » dans lesquels le Portugal attribue au MPLA, FNLA et au UNITA le statut légitime de « seuls représentants légitimes du peuple de l’Angola » ont été signés en 1975.

L’article nº3 défini l’ancienne colonie « comme une entité unie et indivisible par ses limites géographiques et politiques actuels » ayant Cabinda comme parcelle « intégrante et non aliénable », invoquant les Traités de Simulambuco du XIXº siècle.

Après la mort d’Agostinho Neto en 1979, José Eduardo dos Santos devient président de l’Angola. En 1991, le multipartisme est implanté dans le pays. En 1992, la République Populaire d’Angola (née en 1975) se nomme République d’Angola et les premières élections générales démocratiques sous la supervision de l’ONU sont réalisées. La victoire du MPLA a été constatée par la UNITA ce qui a entrainé la reprise de la guerre civile.

Les Accord de paix de Lusaka signés en 1994 dans la capitale zambienne ayant le Gouvernement et l’UNITA comme signataires n’a en rien résolu le conflit armé post-electoral. Il s’est tout de même terminé fin avril 2002.

Source : Gouvernement d’Angola
 

 

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